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RDC/ Face au M23 réfractaire au désengagement et cantonnement : Kinshasa et Bujumbura agitent la carte de la contrainte régionale

À l’invitation de son homologue congolais, le président de la République du Burundi et président en exercice de la Communauté Est Africaine (EAC), Évariste Ndayishimiye, a effectué une visite de travail en République Démocratique du Congo du 27 au 28 août 2023.

Et même si l’objectif de la visite était de renforcer davantage les liens d’amitié, de fraternité et de coopération dans des domaines variés d’intérêt commun tels que ceux de la défense, de la sécurité et du commerce, Félix Tshisekedi et Évariste Ndayishimiye ont longuement porté leur regard sur l’évolution de la situation sécuritaire à l’est de la RDC à travers les processus de Nairobi et de Luanda.

À ce sujet, les deux chefs d’État ont demandé à toutes les parties concernées de respecter et d’appliquer la feuille de route conjointe des processus de Nairobi et de Luanda telle qu’enrichie et adoptée par le Sommet des chefs d’État et de gouvernements de l’Union Africaine du 19 février 2023.

À cet effet, Kinshasa et Bujumbura constatent et déplorent le fait que le M23 n’a pas la volonté de se désengager et d’aller dans le centre de cantonnement. Ainsi, sans passer par le dos de la cuillère, les deux chefs d’État ont lancé un appel à la région de prendre ses responsabilités pour contraindre le M23 d’aller au cantonnement.lire aussi:RDC/ Evariste Ndayishimiye attendu à Kinshasa pour la signature…Ils ont également rappelé l’obligation faite au M23 et autres groupes armés locaux et étrangers d’entamer sans délais le processus de Démobilisation, Désarmement et Réinsertion dans la vie civile pour permettre d’identifier les groupes armés étrangers récalcitrants, de les traquer et de les mettre à la disposition de leur pays d’origine.Dans sa double casquette de président de la République du Burundi et président en exercice de la Communauté Est Africaine, Évariste Ndayishimiye, a bouclé, lundi 28 août 2023, sa visite de travail de 48 heures en République démocratique du Congo, où il a été invité par son homologue congolais, Félix Tshisekedi.

Les deux chefs d’État ont eu un entretien en tête-à-tête au Palais de la Nation et qui aura servi à rapprocher davantage Kinshasa de Bujumbura dès lors que l’objectif de la visite était de renforcer les liens d’amitié, de fraternité et de coopération dans des domaines variés d’intérêt commun tels que ceux de la défense, de la sécurité et du commerce.Selon le communiqué sanctionnant la fin de cette visite de travail, signé du côté congolais par le vice-Premier ministre en charge des Affaires étrangères et de la Francophonie, Christophe Lutundula Apala Pen’Apala, et du côté burundais par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération au développement, l’ambassadeur Albert Shingiro,la question de la coopération bilatérale pour le développement a retenu l’attention des deux leaders notamment les projets intégrateurs comme le pont reliant la province de Cibitoke au Burundi et celle du Sud-Kivu en RDC ; la sécurisation de l’entreprise de construction de ce pont, ainsi que le chemin de fer reliant la Tanzanie, le Burundi et la RDC, sans oublier la route Bujumbura-Uvira-Bukavu.Dans le domaine commercial, note-t-on, en vue de faciliter les transactions entre les deux pays, les deux chefs d’État ont convenu de la nécessité de créer des agences bancaires burundaises et congolaises à Bukavu, Uvira, Bujumbura et Rumonge.

Dans la même optique, ils ont appelé au renforcement des échanges d’expériences et d’expertise entre les ministères sectoriels dans les domaines de l’agriculture, des infrastructures et de l’industrie.Contraindre le M23 au cantonnementPar ailleurs, les entretiens entre les deux chefs d’État ont également porté sur l’évolution de la situation sécuritaire à l’est de la RDC à travers les processus de Nairobi et de Luanda.À ce sujet, les deux chefs d’État ont demandé à toutes les parties concernées de respecter et d’appliquer la feuille de route conjointe des processus de Nairobi et de Luanda telle qu’enrichie et adoptée par le Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine du 19 février 2023.Dans ce cadre, les deux chefs d’État ont constaté et déploré le fait que le M23 n’a pas la volonté de se désengager et d’aller dans le centre de cantonnement. À cet effet, les deux chefs d’État ont lancé un appel à la région de prendre ses responsabilités pour contraindre le M23 d’aller au cantonnement.Ils ont également rappelé l’obligation faite au M23 et autres groupes armés locaux et étrangers d’entamer sans délais le processus de Démobilisation, Désarmement et Réinsertion dans la vie civile pour permettre d’identifier les groupes armés étrangers récalcitrants, de les traquer et de les mettre à la disposition de leurs pays d’origine.

Magzote via okactu.com

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