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Propos de Kagame sur les terres congolaises : “S’il faut revenir à la 1ère carte de la région, du 1er août 1885, c’est le Congo qui a des terres à récupérer au Rwanda…(Isidore Ndaywel)

La polémique autour de la frontière rwando-congolaise n’a plus sa raison d’être. Déjà, plusieurs historiens du monde savent que c’est la République Démocratique du Congo qui a des terres à réclamer au Rwanda, et non le contraire.

Pour le professeur Isidore Ndaywel, le “Rwanda n’avait pas accès au lac Kivu. C’est sur demande de l’Allemagne que la RDC a dû le lui accorder”.

Dans une ancienne vidéo qui fait le tour des réseaux sociaux, ce grand historien congolais avait déjà expliqué la contre-vérité, qui dit que le Congo est à la base de la réduction de l’espace du Rwanda.

“Il existe un mythe du grand Rwanda qui s’est développé dans la région, et qui, depuis la fin des années 1990 nourrit un imaginaire susceptible de pérenniser le climat des violences existant”, avait déclaré le professeur Isidore Ndaywel.

Et d’ajouter : “A partir de la manipulation des mythes anciens, on prétend qu’il aurait existé un grand Rwanda qui englobait les espaces actuels du Nord et du Sud-Kivu, et que ce Grand Rwanda aurait été combattu puis réduit à des portions conclues lors des conquêtes coloniales. Cette nouvelle situation aurait été adoptée par la conférence de Berlin puis après les indépendances par le 2e sommet de l’OUA en 1964 qui a opté sur le principe de l’intangibilité des frontières. On comprend alors que cette soi-disant reconstitution du passé puisse alimenter des velléités hégémoniques du présent, en vue de l’accaparement éventuel d’une partie des terres congolaises”.

Ainsi pour l’historien Ndaywel, “en ce qui concerne les frontières rwando-congolaises, la situation ne souffre d’aucune ambiguïté. S’il faut revenir à la première carte de la région, du 1er août 1885, c’est le Congo qui a des terres à récupérer au Rwanda, et non le contraire, car sur cette carte initiale, la parte occidentale du Rwanda était congolaise”.

Et d’expliquer : “C’est l’expédition du conte allemand Van Bilsen, faisant la découverte du lac Kivu en 1884, qui permit la réouverture des négociations qui aboutirent à la signature de la convention du 11 août 1910 avec l’Allemagne, fixant la frontière actuelle avec le Rwanda et le Burundi”.

Pour ce professeur d’université et de renommée internationale, “par cette convention qui adopta un nouveau tracé allant du mont Sabinio au Tanganyika, le Congo perdu une partie de ses terres au profit du Rwanda et du Burundi. L’instrumentalisation de l’histoire des conquêtes rwandaises au 19è siècle est également une accumulation des malentendus et même d’erreurs. L’allusion concerne toujours le règne de Kigeri IV, le roi qui était en place depuis 1867 et 1895 ; avec ses 8 armées, ce roi aurait organisé 13 campagnes militaires à la base de l’expansion et de la centralisation du royaume du Rwanda. Mais certaines de ses campagnes, furent des simples expéditions de radia pour s’emparer de l’ivoire, comme dans les forêts du pays de Tembo, sans être suivies d’une annexion effective. De même, toutes ces campagnes ne furent pas couronnées de succès, comme dans le sud contre le Burundi”.

Avec depeche.cd

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ÉDUCATION : IL FAUT RÉFORMER LE SYSTÈME ÉDUCATIF CONGOLAIS POUR BARRER LA ROUTE AU CHÔMAGE (Hon. VITAL MUHINI)

*ÉDUCATION : IL FAUT RÉFORMER LE SYSTÈME ÉDUCATIF CONGOLAIS POUR BARRER LA ROUTE AU CHÔMAGE (Hon. VITAL MUHINI)* Lors de la publication récente de son ouvrage << *Guide du praticien de la formation professionnelle : comment réformer la formation professionnelle technique et la rendre plus efficace au profit de l'économie et la population* >>, l'Honorable VITAL MUHINI, Député national élu de Kalehe propose la réforme du système éducatif congolais lié à l'enseignement de base pour espérer barrer la route au chômage. Celui-ci dit reprocher plusieurs méfaits au système éducatif actuel qui prône beaucoup de théories et qui enfin plonge l'intellectuel dans le chômage même après ses diplômes de gradué, licencié ou docteur. << *Je reproche à ce système l'inadéquation de la formation et l'emploi au regard du taux de chômage. Je qualifie d'un cancer social le chômage parce que dans chaque ménage, il y a des chômeurs. Deuxièmement, l'école est déconnectée des besoins réels de la population en biens et services. Tout ce dont nous avons besoin, tout ce qui nous entoure, je peux citer les vêtements, les voitures, la moto, ...quelle est l'école qui apprend à nos enfants de les fabriquer ? Nous* *importons tout, ce n'est pas correcte.* >>, laisse entendre ce digne fils de Kalehe. VITAL MUHINI renseigne que durant les enquêtes qu'il a menées, au moins dans une maison de vente disposant de *483 produits en vente*, seuls *11 produits* sont fabriqués au pays tandis qu'au-delà de *460 produits* sont fabriqués à l'extérieur du pays d'où ils sont importés. Face à ce défi, l'élu de Kalehe plaide que l'on s'arrête et que l'on repense le système éducatif en mettant un accent particulier sur *LA FORMATION PROFESSIONNELLE*. << *On doit d'abord s'arrêter, avoir un atelier de réflexion, évaluer d'abord le système qui a montré ses limites au regard du chômage criant que nous connaissons* >>, soutient cet élu du peuple. Tout en félicitant le Chef de l'Etat son Excellence Félix Tchisekedi pour avoir maintenu le Ministère de la formation professionnelle en faisant de celui-ci sa priorité, l'Hon Vital MUHINI renseigne que plusieurs nations à travers le monde ont évolué grâce à la formation professionnelle. << *Jl y a d'autres pays qui ont évolué, comment ils ont fait ? Les chinois, ils ont fait quoi?; Le Thaïlande a fait quoi? D'autres pays ont fait quoi pour évoluer ? Jls se sont arrêtés pour dire non, ce système ne nous permet pas. Deuxièmement ce qu'il faut faire, après s'être arrêté, nous devons faire l'étude du marché, écouter la population, elle a besoin de quels services, de quels biens. Jl faut former des gens en fonction des besoins du marché local et international.* >>, a déclaré cet Elu. Tout en fustigeant un système éducatif dont l'enseignement de base est centré sur plusieurs littératures et théories, celui-ci plaide que le système soit tourné vers *60% de la technique* et *40% de l'enseignement de base* pour permettre qu'un enfant soit capable de se tailler un outil quelconque qui lui soit utile après ses études au modèle des nations comme *l'Espagne, la Suisse, l'Inde, la Chine et même les États Unis d'Amérique.* Dans ce plaidoyer, ce haut cadre de l'Est indique que même la prolifération des groupes armés dans la partie Est de la RDC trouve comme cause le chômage. Les jeunes ayant du mal à se prendre en charge après même leurs études, il y en a parmi eux qui finissent par céder aux sollicitations des groupes armés par manque d'occupation, une orientation qu'ils n'auraient pas réalisée s'ils étaient formés dans des métiers professionnels qui leur permettent de se prendre en charge, soutient -il. Enfin, ce digne de Kalehe appelle la jeunesse à ne pas s'attacher au paraître seulement qui ne procure pas la vie. << *Je pense que le paraître et le trop parlé sans technique devrait être épargné du système éducatif congolais* >>, soutient Vital MUHINI.