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Nord-Kivu: Plus de 2000 arbres ont été plantés par l’Association des Jeunes Visionnaires pour le Développement du Congo (AJVDC) à Goma

La journée de l’arbre célébrée en RDC le 5 décembre était l’occasion de conscientiser sur les nombreux bienfaits que nous fournissent les arbres : production de fruits, lutte anti érosive, régulation du climat et fourniture d’oxygène, abris pour les oiseaux et les animaux, fourniture d’énergie  sans parler de leur rôle de premier plan dans la lutte contre les changements climatiques.

A Goma, l’ Organisation des jeunes Visionnaire pour le Développement du Congo AJVDC s’est joint au le Ministère provincial de l’Environnement et à plusieurs autres organisations partenaires dans l’organisation d’une série d’activités hautes en couleur pour marquer la journée qui avait pour thème : « l’arbre, un capital important pour le développement socio-économique et environnemental ». Plus de 2600 élèves de la ville ont été sensibilisés et 2000 arbres ont été plantés.

Cette journée n’est pas passée inaperçue en ville de Goma. Tombée un certain samedi, cette journée a été marquée par des activités de réboisement, des campagnes de sensibilisation sur les effets du déboisement, des manifestations culturelles axées sur le rôle de l’arbre,etc. Des activités jugées indispensables par certains environnementalistes, au vu du niveau de déforestation très inquiétant, que Goma et ses environs atteignent à ce jour.

Pour Justin Mutabesha, chargé de programme et environnement au sein de l’organisation des jeunes Visionnaire pour le Développement du Congo Nord-Kivu, que nous avons rencontré à l’issue des activités de sensibilisations et de reboisement que son organisation a ténues à une coline située vers CCLK en date du samedi 05 décembre, « Il a été question de susciter les habitants de la contrée[d’abord] à avoir la culture de l’arbre, leur montrer l’importance de l’arbre dans notre environnement, à l’heure où des alertes se multiplient ça et là sur le réchauffement climatique ».

Cette activité, a-t-il ensuite indiqué, a coincidé avec la journée internationale du « volontariat », un concept qui invite tout le monde à un esprit de sacrifice pour l’intérêt de tous. D’où, selon lui, planter des arbres s’inscrit également dans le cadre de ce concept de volontariat.
D’autres activistes environnementalistes, ont saisi cette opportunité pour présenter des statistiques sur le niveau inquietant de la déforestation que la ville de Goma a atteint et les dangers que coure celle-ci si la tendance reste la même.

Il sied de noté que le gouvernement provincial du Nord-Kivu avait planté, en date du samedi 11 juin, des centaines d’arbres, à Goma, en marge de la journée mondiale de l’environnement, célébrée le 5 juin de chaque année.
A cette occasion, il a organisé une caravane motorisée en vue de sensibiliser la population sur l’importance de la protection de l’environnement.

Que faire pour protéger l’environnement?

Cette question, nous l’avions adressée toujours au chargé de programme environnement L’ AJVDC, après avoir reconnu que les activités de son association participent aussi à la destruction de l’environnement qu’il venait d’évoquer.


« Depuis un certain temps, nous nous sommes engagés dans la plantation des arbres dans les différents sites d’où nous tirons la braise, nous sensibilisons également nos membres, qu’à chaqu’abattage, on doit planter d’autres arbres, pour compenser les pertes. Nous avons acquis un grand champ à Kalembe dans le Masisi, pour que nous ayons un grand reboisement propre à nous, nous sommes en quête d’un autre dans le territoire de Rutshuru » a repondu Justin Mutabesha.

Au-delà de cela, l’AJVDC sensibilise ses membres à abandonner progressivement l’activité de vente des braises, et embrasser d’autres secteurs tels que définis par son statut juridique couplée à une autorisation de fonctionnement, explique Justin Mutabesha qui ajoute que les membres de son association sont libres d’entreprendre dans des dépôts des vivres, la vente d’huile de palme, la vente des produits Agro pastoraux divers et l’exercice l’élevage.
311 000 hectares des forêts Congolaises sont détruits chaque année, depuis 1990, selon les données de l’organisation mondiale pour l’alimentation FAO. D’où, une nouvelle politique de gestion forestière s’impose pour ne pas courir le risque de la désertification dans les temps les plus proches de ce pays, malgré son immense potentiel forestier.

Selon les estimations des experts, le commerce de la braise en ville de Goma ravit à la RDC, plus de 52 hectares de son patrimoine forestier, ou 2028 hectares d’arbres détruits par an ; à travers toute la République, rien qu’en ne se référant qu’aux quelques villes du pays. Un pas vers la désertification non ?
S’il faut pousser la reflexion plus loin en se posant la question de savoir quelle surface forestière perdrait la RDC dans les 5 prochaines années, on notera que dans le même rythme, 10140 hectares seront perdus d’ici 5 ans, proportions évoquées sans tenir compte des milliers d’hectares qui se déciment, soit à la recherche des terres cultivables, soit à la recherche des bois de chauffe ou de construction, soit à la recherche des planches, pour la fabrication des meubles, la construction des charpentes et des constructions des maisons en planches.

Josué Mutanava

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